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Les figures de l’ombre, de Theodore Melfi, biopic

Début des années 60. USA. Présidence Kennedy. Katherine, Dorothy et Mary travaillent comme “calculatrices” à la Nasa laquelle est sous pression en raison des succès spatiaux russes. Leurs talents vont être sollicités pour le programme Mercury, chacune dans un domaine particulier. Dans une Amérique ségrégationniste, difficultés et humiliations s’enchaînent. Le pire étant l’indifférence condescendante de leurs collègues blancs. D’après un livre de Margot Lee Shetterly.

Le plus réussi je crois sont les moments de comédie qui réunissent les trois femmes. Le contraste entre un mode de vie assez conventionnel (début des années 60) et une sorte de bouillonnement interne intellectuel et passionnel est assez jouissif. Réussie aussi la peinture de cette ambiance ségrégationniste pesante, absurde, où la bonne conscience tient lieu d’éthique, où chaque fois les lignes sont poussées plus loin pour freiner la promotion des noirs.

Très impressionné par les trois comédiennes : Taraji P. Henson, Octavia Spencer et Janelle Monáe. A noter Kirsten Dunst qui réussit à être antipathique sans biaiser (ce qui la rend d’autant plus aimable) ce que n’accomplit pas Kevin Costner, bien trop mou, bien trop tiède dans ce rôle. Intéressant aussi la description de l’arrivée des ordinateurs – des IBM – à la Nasa. Voilà, c’est quoi la reconnaissance ? Se faire appeler par son prénom ou par son nom, c’est selon. Distrayant, instructif et émouvant. A voir.

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Seul sur Mars, de Ridley Scott, sur ma faim

Seul sur mars

L’affiche dit tout de l’histoire. Tous les ingrédients de ce film m’attiraient. Mais je suis resté sur ma faim. Quelques impressions :

• Le personnage de Watney (Matt Damon pour une fois pas complètement convaincant) est monolithique. Il tombe de cheval, il se relève, se remet en selle. Il tombe de cheval, il se relève, se remet en selle. Il tombe de cheval, il se relève, se remet en selle…. Faut revoir Rio Bravo.

• Les scènes sur terre sont les plus intéressantes, sans doute parce qu’il y a de l’enjeu, des enjeux, des conflits, ….

• L’histoire est un poil téléphonée. On pressent rapidement ce qui va se passer. Et ça se passe.

• Les souvenirs de Gravity, d’Apollo 13, de Seul au monde, de Space Cowboys ou même de Robinson Crusoé font concurrence au film, et le dépassent.

• Enfin, mauvaise nouvelle, à l’époque où se déroule l’histoire (2050 ?), il n’y a semble-t-il plus d’industrie spatiale européenne que l’on pourrait mentionner, et les chinois sont les quasi égaux des américains en la matière (quasi faut pas pousser non plus c’est un film américain). Il faut bien draguer les spectateurs chinois, plus nombreux que ces européens décadents qu’on peut, dès maintenant, mettre à l’amende, écouter, espionner, ….

Bon, c’est beau, c’est spectaculaire, c’est intéressant, parfois drôle, et vaguement ennuyeux.