Archives par étiquette : Parc de Sceaux

La frontière introuvable, d’Olivier Ravoire principalement, vue de haut

© CG92/Olivier Ravoire

Dans le parc de Sceaux, l’allée qui va de l’Orangerie à l’esplanade du château accueille régulièrement des expositions photos, sous l’égide du département des Hauts de Seine, le parc relevant du département et non de la ville.

En ce moment s’y trouve une exposition intitulée Hauts de Seine/Yvelines, la frontière introuvable. Une vingtaine de photos explorent la manière dont les deux départements se jouxtent, s’entremêlent, se prolongent, se confondent.

Pour la plupart, il s’agit de vues aériennes, piquées ou plus rasantes. C’est à la fois informatif, saisissant et très beau. On a immédiatement envie de prendre sa voiture pour aller explorer quelques boucles de la Seine dont on ne savait rien. On est surpris de découvrir autant de champs cultivés à vol d’oiseau des tours de La Défense. Et on découvre que certaines photos tiennent par un détail infime : la silhouette d’un oiseau par exemple.

J’aurais bien aimé faire la visite avec Olivier Ravoire qui signe la quasi totalité des photos. Pour avoir des explications. Pour lui demander à quelle hauteur il travaille. Pour connaître l’heure des prises de vues, comprendre pourquoi il se met en contre jour, etc. Bref dire mon admiration au photographe et prendre un cours de photo aérienne au sol.

A voir jusqu’au 14 décembre 2017.

PS : Cher responsable de tout ceci au département, si tu lis ce billet, et si un jour un vernissage est organisé, peux-tu m’inviter s’il te plaît ? Mille mercis.

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmailby feather

Picasso devant la nature, dans le château du parc de Sceaux, approfondissement

Je cite le site my.hauts-de-seine.fr qui résume bien les choses :

********

En 1932, Picasso déclare au sujet de la nature :

Ce n’est pas d’après elle que je travaille, mais devant elle, avec elle.

Avec environ quatre-vingt œuvres issues des collections du musée national Picasso-Paris (dessins, estampes et documents d’archives de toutes les périodes) l’exposition propose de démontrer que la nature est un puissant ferment de l’imaginaire et de la création de Picasso et non un simple décor secondaire.

Invitant les visiteurs à découvrir cet aspect rarement évoqué de l’œuvre de Picasso, le parcours de visite s’articule autour de quatre grandes thématiques :

  • la représentation de la nature dans son œuvre ;
  • l’utilisation d’éléments naturels dans ses réalisations ;
  • l’illustration d’un grand ouvrage scientifique sur la nature, L’Histoire naturelle de Buffon ;
  • la place de la femme-fleur dans la production artistique de Picasso.

**********

Au début de l’exposition, 3 photos en noir et blanc de petits villages espagnols prises au début du 20ème siècle, sauf erreur. On les sent écrasés de soleil, on devine la nature aride, semi-désertique, on imagine la simplicité, la dureté de la vie. On voit les lignes, les angles, les façades et les toits comme autant de parallélogrammes gris. Et puis on se tourne vers les premiers tableaux cubistes de Picasso. Correspondance frappante. Qui a inspiré quoi ? Les photos les tableaux, ou les tableaux les photos ? La question fait débat chez les historiens de l’art. Pour moi, difficile pourtant de ne pas pencher pour la photo influençant la peinture, le réel le partage du réel.

Très jolie exposition qui trouve sa place dans le décor du château du Parc de Sceaux, et ça aussi c’est une prouesse. Jusqu’au 31 décembre 2017.

PS : Pour les parisiens, une station d’Autolib à 10 minutes à pied du château, et à partir des gares du RER B (Sceaux ou parc de Sceaux), marcher 15 minutes.

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmailby feather

Sceaux, le Domaine au gré d’un cerf-volant, de Florence Arnaud et Francine Mykita, perspectives vues de haut

domainecerfvolant

Chaque jour, pendant des années, Florence Arnaud – institutrice retraitée, aimée et estimée – se rend au Parc de Sceaux avec son appareil photo. Elle veut lui faire prendre de la hauteur. Un escabeau. Une perche de onze mètres. Puis un cerf-volant, technique photographique inventée au 19ème siècle. Les photos se multiplient. Le matin, le soir, en toutes saisons, tous les jours. Des curieux l’interrogent. Des contrôleurs aériens d’Orly venus courir dans le parc lui lancent en passant : « attention à respecter les plafonds ! ». Elle connaît bien Francine Mykita, historienne de l’art, qui vient flâner dans le parc ou s’y dépenser. De conversation en conversation naît l’idée d’un livre. C’est Sceaux, le Domaine au gré d’un cerf-volant, ouvrage dont les deux amies sont les auteures, et auto-édité.

Pour un promeneur du Parc comme moi, les photos de Florence Arnaud sont un cadeau. Elles sont naturelles, évidentes, fluides, parfois surprenantes. Elles magnifient les perspectives et la nature du Parc. Elles permettent de mieux comprendre l’art de Le Nôtre qui dessina le Parc. Les textes de Francine Mykita, agréables à lire, disent l’essentiel.

Pour savoir où se procurer ce beau livre : https://www.facebook.com/sceauxcerfvolant/

Pas que pour les usagers du Parc de Sceaux !

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmailby feather