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Tout l’argent du monde, de Ridley Scott, plat

Paul Getty, le petit-fils du richissime fondateur de la Getty Oil, est enlevé à Rome. Le grand-père, par avarice et tactique de négociation, refuse de payer la rançon demandée. Il envoie son chef de la sécurité auprès de la mère de Paul pour suivre la situation et les négociations avec les ravisseurs.

Tu vois un film super bien joué, super bien filmé, et où rien n’est trop beau, trop grand ou trop bien reconstitué pour t’en donner pour le prix de ta place. Et pourtant tu t’ennuies un peu. Pourquoi ?

A mon avis parce que les auteurs se sont trompés d’histoire et de héros. La vraie histoire, celle qui pointe sans arrêt le bout de son nez, et qui chaque fois a réveillé mon attention, c’est celle de Cinquanta, le ravisseur qui a une conscience. Joué par un Romain Duris qui prend beaucoup de lumière avec ce personnage sombre, tourmenté, courageux, humain, qui prend des risques. Mais peut-être, dans cette reconstitution, est-il un personnage purement fictif ? Faudrait interroger les auteurs à ce sujet, une fois les tiroirs caisses de Sony refermés. On peut ne pas voir, on ne s’en portera pas plus mal.

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Seul sur Mars, de Ridley Scott, sur ma faim

Seul sur mars

L’affiche dit tout de l’histoire. Tous les ingrédients de ce film m’attiraient. Mais je suis resté sur ma faim. Quelques impressions :

• Le personnage de Watney (Matt Damon pour une fois pas complètement convaincant) est monolithique. Il tombe de cheval, il se relève, se remet en selle. Il tombe de cheval, il se relève, se remet en selle. Il tombe de cheval, il se relève, se remet en selle…. Faut revoir Rio Bravo.

• Les scènes sur terre sont les plus intéressantes, sans doute parce qu’il y a de l’enjeu, des enjeux, des conflits, ….

• L’histoire est un poil téléphonée. On pressent rapidement ce qui va se passer. Et ça se passe.

• Les souvenirs de Gravity, d’Apollo 13, de Seul au monde, de Space Cowboys ou même de Robinson Crusoé font concurrence au film, et le dépassent.

• Enfin, mauvaise nouvelle, à l’époque où se déroule l’histoire (2050 ?), il n’y a semble-t-il plus d’industrie spatiale européenne que l’on pourrait mentionner, et les chinois sont les quasi égaux des américains en la matière (quasi faut pas pousser non plus c’est un film américain). Il faut bien draguer les spectateurs chinois, plus nombreux que ces européens décadents qu’on peut, dès maintenant, mettre à l’amende, écouter, espionner, ….

Bon, c’est beau, c’est spectaculaire, c’est intéressant, parfois drôle, et vaguement ennuyeux.