Archives par étiquette : Ryan Gosling

Blade runner 2049, de Denis Villeneuve, kind of boring

L’histoire se passe 20 ou 30 ans après la première histoire nous apprend un texte introductif. Il y a eu une catastrophe éco-nucleo-planétaire. Il y a toujours des répliquants. Des anciens qui se sont rebellés et qui sont traqués. Et des nouveaux, dociles, dont les blade runners chargés de « retirer » les rebelles. Au cours d’une mission d’élimination d’un Nexus 8, un blade runner – notre héros, l’officier K – fait une découverte propre à bouleverser l’équilibre fragile de la société. Le film est lancé.

Qu’est ce que j’ai aimé ?
D’abord la bande son, assez extraordinaire, impressionnante, grinçante parfois, qui affirme le caractère oppressant de l’environnement dévasté.
Et aussi les décors, magnifiques, radicaux, sauf peut-être les locaux de la Wallace Corporation que j’ai trouvé quelque peu bon marché.
Les acteurs, solides, surtout Ryan Gosling et Ana de Armas.
Certaines des trouvailles du film et beaucoup de très jolies scènes : K et sa compagne avatar, les scènes entre ces deux là, les figures géantes publicitaires, la survie d’une célèbre marque française, ….
La question que le film travaille : Qu’est ce qui fait « âme » chez une créature ?

Pourquoi je me suis ennuyé au final ?
Je pense que c’est du à la lente accumulation d’invraisemblances et de facilités dans le récit. A toutes ces choses, petites ou grandes, qu’il faut admettre pour continuer à y croire. Chez moi ça fait hysteresis. C’est à dire que passé un certain point je décroche, et qu’il en faudrait alors des tonnes pour me faire raccrocher.
Et puis je suis sorti du Trianon avec l’impression que le sujet – que j’aurais du mal à définir – n’avait pas été traité, comme si les concepteurs du film avaient voulu en donner à tout le monde.

Dommage, dommage.

Bon, tout est réuni pour une suite. Non ?

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmailby feather

La La Land, de Damien Chazelle, et pourtant

La-La-Land-Vinyl-Cover-2

Dans La La Land, tout est bien : le charme fou des deux interprètes principaux, l’image, les décors, les chorégraphies, la musique, la mise en scène …. Et pourtant. Et pourtant je n’ai pas été transporté. Pourquoi ? Je ne sais pas trop.  Peut-être parce que l’histoire met longtemps à démarrer. Peut-être parce qu’on est trop concentré sur les deux héros. Parce que peut-être qu’en fait l’histoire se termine là où elle aurait pu commencer et se développer, sur la question de la fidélité à l’amour de jeunesse. Cette question est assez expédiée, brillamment, mais expédiée quand même.

Bon, on se ressouvient de quoi ? De Splendor on the grass ? De New York, New York ? C’était bien plus bouleversant ou je me fais vieux ?

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmailby feather

The nice guys, de Shane Black, fun and stuff

the-nice-guys

Los Angeles, 1973, son fog, son industrie du porno naissante. Un homme de main pour le moins brutal qui rêve de devenir un privé entre en collision avec un détective privé plutôt minable, alcoolique, et père d’une adolescente. La mission du premier et l’enquête du second s’entremêlent. Où est passée Amélia ? Ils font bientôt équipe. Les coups et les balles vont pleuvoir, bien sûr.

C’est une comédie qui ne se prend pas au sérieux tout en dénonçant le poids des lobbys et la corruption des politiques. Russell Crowe et Ryan Gosling ne font pas aussi fort que les Nick Nolte et Eddy Murphy de 48 heures,  mais on s’amuse bien quand même, dans une histoire dont les péripéties s’enchaînent sans génie. Maintenant que le couple est formé, et qu’il a une fille épatante de répartie et d’initiative – Angourie Rice – , on peut s’attendre à une suite. Si je perds le pari, je reste une journée sans boire d’alcool.

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmailby feather

The big short, de Adam McKay, édifiant

thebigshort

The big short, c’est l’histoire entremêlée d’investisseurs américains qui voient venir la crise des crédits hypothécaires aux Etats-Unis ( les subprimes ) et qui décident de prendre des positions anticipant l’effondrement du marché immobilier américain, et celui des outils de titrisation des crédits associés. Jusqu’au dernier moment, personne ne voudra y croire.

Les difficultés qu’ils rencontrent témoignent de l’ampleur de la fraude, gangrenant complètement le système financier américain, et au delà.

C’est passionnant. C’est rapide. C’est moderne. On ne lâche pas les protagonistes. Quelques adresses au spectateur permettent de faire comprendre les outils financiers dont il est question (MBS, CDS, CDO, …) . Les acteurs sont très bons dont Christian Bale, Ryan Gosling et Steve Carell (et aussi Brad Pitt un peu vieilli).

Bien sûr, à la fin, ce sont les contribuables qui paient et le peuple qui trinque. On ne va pas mettre des banquiers, des courtiers, des agents immobiliers, tous escrocs, en prison, non ?

A voir.