Archives par étiquette : Sebastian Stan

Moi, Tonya, de Craig Gillespie, lutte des classes

L’histoire de Tonya Harding, championne américaine de patinage artistique, racontée par ….

C’est la trouvaille narrative du film. D’abord rencontrer les principaux personnages, les interviewer, puis mettre en scène ces récits contradictoires avec des interviews où ce sont les comédiens qui s’expriment. Cerise sur le gâteau, de temps en temps, ils s’adressent directement au spectateur pour commenter ou torpiller ce qu’un autre a dit. Ça marche très bien.

Autre intérêt du film, c’est cette lutte entre les nantis américains qui dirigent le patinage artistique (ici on dirait les bourgeois) et Tonya Harding, fille de pauvres, redneck comme elle dit, passionnée, surdouée du patinage (première américaine à passer un triple axel en compétition), mais qui “n’a pas sa carte”. Elle le sait, ça l’exaspère, mais ça ne suscite pas en elle de révolte existentielle. Marche ou crève. C’est d’abord une battante.

Et puis il y a aussi le personnage de la mère (Allison Janey Oscar du second rôle féminin), abominable de méchanceté, d’égocentrisme, de dureté, qui choisit toujours ses moments pour dire les pires choses à sa fille, laquelle, par exemple,  est une “mauviette”, “chouine”, “patine comme une grosse gouine”. Son but affiché : endurcir sa fille pour qu’elle ait la volonté de réussir. Si vous vous plaignez de votre mère, allez voir le film, ça vous fera relativiser.

Ma mère, la mienne, fan de patinage, aurait-elle aimé le film, et le personnage de Tonya ? I think so.

A voir.

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Civil war, Anthony et Joe Russo, civil avec un s

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La dernière intervention des Avengers pour empêcher le vol d’un virus mortel fait des victimes collatérales. Scandale. Les Nations-Unies veulent mettre les Avengers sous tutelle. La moitié d’entre eux est pour, dont Iron Man travaillé par une culpabilité ancienne, l’autre contre, dont Captain America pour qui on peut bien en sacrifier quelques uns pour sauver le plus grand nombre. L’un et l’autre n’ont pas la même idée de ce qu’est la responsabilité. Et les Avengers de se désunir, et bientôt s’affronter, alors même que le Soldat de l’hiver fait des siennes. A moins que tout cela ne soit qu’un élément dans une manipulation plus vaste ? Ah ah !

Pourquoi aller voir un Marvel ? Pour se distraire. Pour rire. Et  parce que les problématiques sous-jacentes sont parfois intéressantes. Mais on n’y va pas pour être la proie d’un questionnement dérangeant. Oui, on ne nous l’avait pas dit, mais dans les opus précédents les victimes civiles se comptaient par dizaines, par centaines, par milliers. Mais elles n’étaient pas à l’image. Et je n’y avais pas pensé, zut alors, quel idiot dénué d’empathie, quasi psychopathe, suis-je. Tout à coup, les victimes se trouvent en plein milieu du sujet du film. Civil war, c’est donc aussi la guerre contre les civils. C’est peut être le vrai sens du titre du film. Donc dans les Marvel, il n’y a pas que les méchants ou les gentils qui meurent. Il y a aussi tout un tas de morts qui pèsent pas lourd en pixels. Je ne sais pas si cette idée va me faire apprécier les prochains.

Bonne prestation de l’araignée.

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