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Les élans ne sont pas toujours des animaux faciles, de Frédéric Rose et Vincent Jaspard, la poésie ne raconte pas d’histoire, elle chante

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Un fauteuil, 2 chaises, un piano, une guitare, une valise qui se donne des airs de contrebasse. Pas mal de bouteilles d’alcool et trois hommes. L’un prétend avoir croisé Verlaine la veille au soir. Puis ils chantent. Puis ils nous parlent de la voisine rousse, du “regard qui en dit long”, d’un “prototype” que l’un a dragué, femme d’un côté, homme de l’autre, etc. Entre chaque conversation plutôt arrosée, ils chantent, parfois du rock mais surtout des airs de jazz, qui font chaque fois écho à leur conversation.

J’ai trouvé le spectacle dans la liste des pièces géniales du site www.aubalcon.fr. Je ne sais pas si la pièce était vraiment “géniale” mais je me suis bien amusé.  Très très jolie trouvaille des mains qui font les marionnettes. Trois comédiens/musiciens subtils : Pascal Neyron, Emmanuel Quatra et Benoît Urbain.  Au Lucernaire. Mise en scène Laurent Serrano.

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Le porteur d’histoire, d’Alexis Michalik, tourbillon éblouissant

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Au Studio des Champs Elysées le vendredi 25. Le Porteur d’histoire. Deux femmes disparaissent d’un petit village algérien. Dans la nuit sous la pluie, un homme cherche le village des Ardennes où vivait son père qui vient de mourir. Et puis on va remonter le temps, revenir au présent, repartir, changer de lieu, d’époque, de continent, rencontrer Alexandre Dumas, entendre l’écho très lointain de thèmes dont naguère le Da Vinci Code avait fait son miel, …. Présent et passé s’imbriquent, c’est à dire que dans une même scène le personnage au temps présent côtoie le personnage dans un autre temps, joué par un autre acteur. Le sujet de la pièce : la force de l’imaginaire.

Il y a 5 comédiens sur scène, avec une distribution qui tourne. Ce soir là : Michel Scotto di Carlo, Justine Moulinier, Charles Lelaure, Julien Jacob et Mounya Boudiaf. Cinq qui ne se sont pas trompés en trouvant leur vocation. Actrices et acteurs virtuoses. Ils passent d’un personnage à l’autre, d’un costume à l’autre, ils changent d’époque et d’état émotionnel en un clin d’oeil. Sans forcer, sans à-coup, sans trébucher. C’est une virtuosité qui n’est pas gratuite, pas démonstrative. A ce niveau, le théâtre est tellement fluide qu’il en devient presque de la musique. On sentait la concentration totale de la salle. Alexis Michalik est-il musicien ?

Curieusement, après le spectacle, l’émotion est arrivée encore plus forte. Comme une vague qui m’aurait rattrapé. Spectacle très fort. A voir, à voir, à voir. Ou à revoir avec une autre distribution, pour voir.

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Le révizor, mise en scène Paula Giusti

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Vu au Théâtre des sources. Mise en scène et comédiens virtuoses au service d’une histoire dont je me suis senti un peu éloigné. Le matin, atelier avec Paula Giusti qui nous initie au travail avec un faux nez, proche du masque.

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Les armoires normandes, par Les chiens de Navarre, à voir !

Les illusions et les faux-semblants du couple. Théâtre déjanté, gracieux, inventif et hilarant. Choral et précis. Où le naturel des comédiens chasse l’outrance, l’excès et même l’audace. Remplacés sur le champ par de l’évidence et du rire. Joue encore quelques jours, si vous pouvez, s’il reste des places, allez-y ! Et pour savoir où ça se rejouera un jour. Merci à Patrick de me l’avoir signalé.

The cut, de Fatih Akin, bouleversant

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1915, débute le génocide arménien. 1918, un forgeron rescapé des travaux forcés et des massacres part à la recherche de ses deux filles, toujours vivantes lui a-t-on dit. Il ira beaucoup plus loin qu’il ne l’avait imaginé. Magnifique, émouvant. Une des rares représentations au cinéma du génocide arménien, abîme de cruautés. L’absolue détermination d’un père. L’idée que la barbarie n’est jamais très loin, et en annonce toujours d’autres, quelle que soit la longitude. L’idée aussi que partout peuvent se trouver des justes. J’y suis allé sans trop savoir, j’en suis sorti bouleversé.

Imitation game, de Morten Tyldum, B WPJS (codage enfantin)

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Pendant longtemps s’est trouvé sur ma table de nuit un exemplaire de L’histoire des codes secrets, alors je n’allais pas rater ce biopic d’Alan Turing. Histoire à facettes, fascinante, émouvante, où le message codé peut se voir comme une métaphore de l’individu, lui-même codé, crypté, dissimulé, pour se protéger de l’étroitesse d’esprit, des conventions sociales oppressantes, de la peur, et de la violence des autres. Comédien et comédienne remarquables.

Foxcatcher, de Bennet Miller, la lutte pour être soi

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2 frères champions olympiques, un milliardaire. La lutte pour être soi. Pour se défaire des emprises, réelles ou imaginaires. On gagne ou on perd. Très beau, très prenant. A voir.

Whiplash, de Damien Chazelle, le jazz est un combat

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Dans un prestigieux conservatoire new-yorkais, Andrew, un apprenti batteur, rejoint l’orchestre du redoutable Fletcher. Désireux de faire émerger un nouveau Charlie Parker, Fletcher pousse les élèves dans leurs retranchements, pour les en faire sortir et les révéler à eux-mêmes. Le jazz en devient un combat et il y a des victimes. Maltraitance, humiliations, injures, résilience, travail acharné, recherche de l’excellence. Je vous laisse deviner la fin. On aurait envie d’appliquer aux auteurs du film les méthodes de Fletcher pour les encourager, mais des enfants peuvent lire ces lignes. Très bons acteurs, très belle musique filmée.

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De l’autre côté du mur, de Christian Schwochow, qu’il y a-t-il ?

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Très, très belle actrice. Et personnage très intéressant. 1978, Allemagnes de l’est et ouest. Qu’il y a-t-il de l’autre côté du mur ? D’autres murs à franchir, mais vous le saviez déjà. A voir.