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Café Society, de Woody Allen, il est partout

CaféSociety

Dans les années 30, le jeune Bobby quitte New-York et sa famille pour Hollywood où travaille son oncle, Phil, un imprésario des plus influents, lequel l’accueille à contrecœur, et le confie aux bons soins d’une de ses assistantes, la très jolie Vonnie. Bobby tombe amoureux de Vonnie. Laquelle a un petit ami, dénommé Doug dit-elle. La suite, je vous la laisse découvrir.

Actrices et acteurs à croquer, dialogues brillants, humour cinglant et unique, mais j’ai quand même quelques problèmes avec ce film.

Le premier, c’est que j’ai l’impression de voir et d’entendre Woody Allen dans la bouche de tous les personnages, à un moment ou à un autre. Ils sont tous brillants, drôles, rapides, … mais existent-ils vraiment ? Se donner la faculté de rentrer dans son film à tout moment, en prenant possession d’un personnage le temps d’une réplique, c’est chouette pour Woody,  mais un peu déstabilisant pour moi spectateur. J’ai mis une bonne heure à accepter la situation.

Le deuxième, c’est que j’ai très souvent l’impression que le réalisateur n’est pas toujours très inspiré pour réaliser. Voir par exemple le premier plan du film. On dirait que ce n’est pas vraiment son problème. Je ne sais pas ce qu’il aurait du faire, mais je ressens parfois de l’inconfort devant ce que je perçois comme une certaine platitude. Un peu de Cameron dans l’Allen, ce serait le pied.

Le troisième, c’est le manque d’émotion que ça me procure, ce sujet éternel de la fidélité aux amours de jeunesse. J’ai le souvenir que Splendor on the grass m’avait fait beaucoup plus d’effet.

Bon, c’est chouette quand même !

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The big short, de Adam McKay, édifiant

thebigshort

The big short, c’est l’histoire entremêlée d’investisseurs américains qui voient venir la crise des crédits hypothécaires aux Etats-Unis ( les subprimes ) et qui décident de prendre des positions anticipant l’effondrement du marché immobilier américain, et celui des outils de titrisation des crédits associés. Jusqu’au dernier moment, personne ne voudra y croire.

Les difficultés qu’ils rencontrent témoignent de l’ampleur de la fraude, gangrenant complètement le système financier américain, et au delà.

C’est passionnant. C’est rapide. C’est moderne. On ne lâche pas les protagonistes. Quelques adresses au spectateur permettent de faire comprendre les outils financiers dont il est question (MBS, CDS, CDO, …) . Les acteurs sont très bons dont Christian Bale, Ryan Gosling et Steve Carell (et aussi Brad Pitt un peu vieilli).

Bien sûr, à la fin, ce sont les contribuables qui paient et le peuple qui trinque. On ne va pas mettre des banquiers, des courtiers, des agents immobiliers, tous escrocs, en prison, non ?

A voir.

 

 

 

 

 

Foxcatcher, de Bennet Miller, la lutte pour être soi

foxcatcher

2 frères champions olympiques, un milliardaire. La lutte pour être soi. Pour se défaire des emprises, réelles ou imaginaires. On gagne ou on perd. Très beau, très prenant. A voir.