Archives par étiquette : Steven Spielberg

Ready Player One, de Steven Spielberg, codes

Quand les jours sans vent se succèdent, il faut savoir lâcher sa pagaie. Je suis allé voir Ready Player One.

2045. Columbus, Ohio. La réalité virtuelle est partout, tant la réalité est chaotique, et surtout celle du quartier des “Piles”, sorte de bidonvilles verticaux où s’empilent mobil-homes, caravanes, camionnettes, ….

Comme presque tous les terriens, Wade, adolescent orphelin, fréquente L’OASIS, gigantesque monde virtuel aux possibilités infinies. Son créateur, Halliday, est mort il y a quelques années. Il a légué L’OASIS à quiconque y trouvera l’œuf de Pâques numérique qu’Halliday y a dissimulé. Depuis des années, beaucoup cherchent, dont Sorrento patron de la puissante société IOI, concurrente de L’OASIS, et psychopathe à ses heures. Mais personne jusque ici n’a rien trouvé. Wade, dont l’avatar s’appelle Parzival, poursuit ses recherches. Une rencontre dans L’OASIS lui ouvre un jour de nouvelles perspectives. Pour Wade et Parzival, c’est le début d’ennuis en mode démultiplié.

C’est bien tout : écrit, filmé, joué, visuellement, FXement, etc. C’est beau, c’est hyper distrayant. On peut même y trouver un message si on veut. Et il me semble que les connaisseurs de jeux vidéo – dont je ne fais pas partie – y trouveront encore plus de plaisir que moi. Question de culture et de codes.

Ceci dit, il y a deux ou trois petites choses dans l’histoire que je n’ai pas comprises. Par exemple, le rôle de l’ancien associé d’Halliday. Ou encore le personnage d’I-R0k dont j’ai attendu vainement l’arrivée dans le monde réel. Mais pourquoi avait-il donc un torticolis dont il est plusieurs fois question ? Bon, c’est pas bien grave. Je demanderai à mes enfants de m’expliquer quand ils iront le voir. Ou alors je demanderai à Eric R.

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmailby feather

Le pont des espions, de Steven Spielberg, American hero

Lepontdesespions

Dans Le pont des espions, James Donovan, avocat new-yorkais spécialisé dans le droit des assurances, est commis à défendre un espion russe que tous veulent pendre, puis à négocier son échange, tout cela alors que la guerre froide bat son plein et que le mur de Berlin se construit. On ne s’ennuie pas.

Quatre choses. La première est de voir que la figure de l’American hero, fidèle à ses principes et à son éthique – ici rien de moins que la constitution américaine -, est toujours vivante et forte. C’est tellement puissant que cela fonde un personnage, debout, crédible et remarquablement servi par Tom Hanks.

La deuxième est que c’est tellement bien raconté et filmé, que tout devient fluide. Il faudrait revoir le film avec une souris ou une télécommande et se dire : alors, comment Spielberg attaque cette scène ? Comment fait-il ? Quels autres choix avait-il ? Le cinéma de Spielberg me fait penser à une définition de l’élégance : c’est quand tu es si bien habillé que personne ne le remarque.

Trois : à part Tom Hanks et Sebastian Koch, peu de visages connus, mais tous intéressants. Dont l’espion russe, Mark Rylance, époustouflant de courage : would it help ?

Quatre : qui connaît une bonne formation pour devenir un bon négociateur ?