Archives par étiquette : théâtre à voir

Ben&Gus, work in progress #2

2ème présentation de ce travail. C’est l’anniversaire de Gisela. Luc et moi nous sommes chez ses beaux-parents, Diane et Olivier. La terrasse c’est la scène. Une trentaine de fauteuils en contrebas. Nous avons du nous y remettre et répéter 5 ou 6 fois pour nous remémorer les choses.

Après la présentation, nous découvrons que dans l’assistance il y avait un professeur de théâtre, et une comédienne, dramaturge et metteuse en scène. Je comprends que nous produisons du jeu, c’est l’essentiel. Et puis d’autres nous disent : on voyait surtout les personnages, pas les comédiens, vous êtes des amateurs mais des amateurs avec des tripes, qu’est ce que votre personnage est antipathique … j’étais pour l’autre, je suis orthophoniste retraitée et je peux vous dire que vous avez de belles voix.

Bon, j’ai connu pire soirée. Petit bémol, nous ne marquons pas assez de temps de silence comme nous devrions. Je suis sûr qu’une part du texte et de la situation s’évapore, avec les possibilités de jeu associé. Va falloir y remédier.

Bon, nous cherchons de nouvelles opportunités pour présenter ce travail. Avis : nous pouvons jouer en intérieur. Il nous faut un pan de mur avec deux portes et 3 chaises. A bientôt !

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Les damnés, adaptation et mise en scène d’Ivo van Howe, nourrissant

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Je ne sais pas trop quoi dire de ces damnés vus dimanche dernier. Très heureux d’y être, je n’étais pas très bien placé et la pièce ne me parvenait que par fragments. Que m’en reste-t-il une semaine plus tard ?

+ le jeu vénéneux de Christophe Montenez, comédien tout à fait impressionnant dans le rôle de Martin von Essenbeck,

+ le dispositif scénique où scène et coulisses se fondent,

+ la caméra sur le plateau pour que scène et écran se complètent, s’enrichissent, même si l’image m’a semblé parfois un peu en retard sur le son,

+ ce grand sol orange, comme du métal en fusion,

+ les micros dont sont équipés les comédiens et qui, me semble-t-il, ne supportent pas bien les cris, le son devient plat, les propos indistincts, à moins que ce ne soit moi qui soit un client potentiel d’Audika ( si concordance des temps bafouée, merci de me l’indiquer, je corrigerai, 😉 ),

+ la caméra dans les cercueils, l’agonie des uns et des autres, insoutenable,

+ et puis, il y a dans cette histoire de dévoration familiale et politique quelque chose qui m’a impressionné, sans même que je m’en rende compte, et qui doucement murit en moi. Peut être une phrase au début sur la nécessité de parler et d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

Voilà, un grand merci à qui se reconnaîtra peut-être de m’avoir offert une place et cette chance de voir ce spectacle.

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Les élans ne sont pas toujours des animaux faciles, de Frédéric Rose et Vincent Jaspard, la poésie ne raconte pas d’histoire, elle chante

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Un fauteuil, 2 chaises, un piano, une guitare, une valise qui se donne des airs de contrebasse. Pas mal de bouteilles d’alcool et trois hommes. L’un prétend avoir croisé Verlaine la veille au soir. Puis ils chantent. Puis ils nous parlent de la voisine rousse, du “regard qui en dit long”, d’un “prototype” que l’un a dragué, femme d’un côté, homme de l’autre, etc. Entre chaque conversation plutôt arrosée, ils chantent, parfois du rock mais surtout des airs de jazz, qui font chaque fois écho à leur conversation.

J’ai trouvé le spectacle dans la liste des pièces géniales du site www.aubalcon.fr. Je ne sais pas si la pièce était vraiment “géniale” mais je me suis bien amusé.  Très très jolie trouvaille des mains qui font les marionnettes. Trois comédiens/musiciens subtils : Pascal Neyron, Emmanuel Quatra et Benoît Urbain.  Au Lucernaire. Mise en scène Laurent Serrano.

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Le porteur d’histoire, d’Alexis Michalik, mise en scène Christelle Pontié, beau travail !

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C’est Christelle Pontié qui m’a fait découvrir Le porteur d’histoire, pièce captivante d’Alexis Michalik, vue en septembre 2015 au Studio des Champs Elysées.

Quand au même moment elle m’a annoncé vouloir monter la pièce avec l’un des trois ateliers amateurs qu’elle anime à Sceaux, je me suis dit, je me suis dit, je me suis dit … je ne me suis rien dit parce que connaissant sa détermination, je pensais bien qu’elle arriverait au bout de son projet.

Christelle Pontié a obtenu à titre exceptionnel l’autorisation de l’auteur. Et après des mois de travail, la première a eu lieu ce samedi. Je suis allé voir mes anciens compagnons de théâtre : Bassam Almoussa, Anne et Vincent Flipo, Bénédicte Nadaud, Béatrice Paillat, Béatrice Robert, et tous les autres.

Beau travail ! Enorme travail ! Ca se tient bien. Christelle a eu l’idée d’ajouter quelques repères visuels pour faciliter la compréhension de la situation. Ca marche. Elle met constamment en abîme le récit, en juxtaposant sur le plateau la narration et la reconstitution, ça marche. Les comédiens et comédiennes se succèdent dans les mêmes rôles, il en faut pour tout le monde, un dress code simple, et ça marche aussi ! Des décors sont projetés sur un écran en fond de scène … elle aurait pu en mettre plus ! … Christelle Pontié met en scène !

Et sur le plateau, comédiens et comédiennes assurent, chacun là où il en est de son art théâtral. Grand plaisir à les voir ou revoir.

Deux autres représentations sont prévues : le dimanche 29 mai à 17h00, et le vendredi 1er juillet à 20h30, à l’Agoreine de Bourg-la-Reine. Allez-y !

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Le poisson belge, de Confino par Schaub, de miel et d’encre

Lavoine Martineau - Le poisson belge

Vu au Théâtre de la Pépinière. Sur un banc, une petite fille affamée se colle à un homme. Puis il la laisse s’inviter chez lui. Qui est-elle ? Qui est-il ? Qui sont-ils l’un pour l’autre ? C’est le sujet de la pièce où l’on parlera pas mal de poissons. C’est drôle, c’est surprenant, c’est émouvant.

Découverte de Géraldine Martineau dont le jeu est fascinant : physique de petite fille, des allures de schtroumpfette, un grain de voix un peu étrange, regard étonnant, plasticité totale, énergie à revendre, …. Elle a le génie de son rôle. Marc Lavoine est juste et touchant.

Après le féroce Ring, ou le corrosif Building, Léonore Confino explore à nouveau les fêlures des âmes et des corps. Avec Le poisson belge, elle a mis un peu de miel dans son encrier, et c’est bon ! A voir. Mise en scène par Catherine Schaub.

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Le porteur d’histoire, d’Alexis Michalik, tourbillon éblouissant

Le-Porteur-d-histoire_reference

Au Studio des Champs Elysées le vendredi 25. Le Porteur d’histoire. Deux femmes disparaissent d’un petit village algérien. Dans la nuit sous la pluie, un homme cherche le village des Ardennes où vivait son père qui vient de mourir. Et puis on va remonter le temps, revenir au présent, repartir, changer de lieu, d’époque, de continent, rencontrer Alexandre Dumas, entendre l’écho très lointain de thèmes dont naguère le Da Vinci Code avait fait son miel, …. Présent et passé s’imbriquent, c’est à dire que dans une même scène le personnage au temps présent côtoie le personnage dans un autre temps, joué par un autre acteur. Le sujet de la pièce : la force de l’imaginaire.

Il y a 5 comédiens sur scène, avec une distribution qui tourne. Ce soir là : Michel Scotto di Carlo, Justine Moulinier, Charles Lelaure, Julien Jacob et Mounya Boudiaf. Cinq qui ne se sont pas trompés en trouvant leur vocation. Actrices et acteurs virtuoses. Ils passent d’un personnage à l’autre, d’un costume à l’autre, ils changent d’époque et d’état émotionnel en un clin d’oeil. Sans forcer, sans à-coup, sans trébucher. C’est une virtuosité qui n’est pas gratuite, pas démonstrative. A ce niveau, le théâtre est tellement fluide qu’il en devient presque de la musique. On sentait la concentration totale de la salle. Alexis Michalik est-il musicien ?

Curieusement, après le spectacle, l’émotion est arrivée encore plus forte. Comme une vague qui m’aurait rattrapé. Spectacle très fort. A voir, à voir, à voir. Ou à revoir avec une autre distribution, pour voir.

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Hôtel Paradiso, tordant.

Paradisio

Une création du collectif berlinois FAMILIE FLÖZ. Les personnages ont des masques, ne disent pas un mot mais en racontent beaucoup. Ca se passe dans un hôtel dans les Alpes où tout déraille, sauf la scie du cuisinier de l’hôtel. Tordant. Une leçon de théâtre “avec masque” pour les apprentis comédiens.
Pour les dates de la tournée, c’est ici :
http://www.dddames.eu/fr/hotel-paradiso/

Cet enfant, de Joël Pommerat, aux Bouffes du Nord

cetenfant1© Ramon Senera

cetenfant2© Elizabeth Carecchio

Une dizaine de saynètes où des parents et des enfants parlent, se parlent, enfin essayent. Les comédiens portent des micros pour parler “naturel”, pas “théâtre”. En fond de scène, en ombre chinoise, un orchestre joue.
S’il n’y a pas de problème, il n’y a pas de théâtre. Et là, des problèmes, il y en a. Surprenant, sombre, parfois cruel et drôle. Très bons comédiens. A voir ou découvrir, sauf pour les jeunes parents et les mélancoliques. Merci à Gilles St.S de m’avoir donné envie de connaître l’auteur.

La fin du monde est pour dimanche, merci François Morel

lafindumondeestpourdimanche

Vu la pièce le dimanche 13 avril 2014. A Clamart. A l’époque, dans une recherche de concision, j’avais écrit de manière lapidaire “très inventif”. Mais c’était vraiment court comme commentaire jeune homme ! Je me souviens du début du spectacle avec l’extrait de Pierrot le fou, où Anna Karina geint : “Qu’est ce que je peux faire, j’sais pas quoi faire.” Promis, juré, j’irai voir le prochain Morel.