Archives par étiquette : théâtre amateur

Ben&Gus, work in progress #2

2ème présentation de ce travail. C’est l’anniversaire de Gisela. Luc et moi nous sommes chez ses beaux-parents, Diane et Olivier. La terrasse c’est la scène. Une trentaine de fauteuils en contrebas. Nous avons du nous y remettre et répéter 5 ou 6 fois pour nous remémorer les choses.

Après la présentation, nous découvrons que dans l’assistance il y avait un professeur de théâtre, et une comédienne, dramaturge et metteuse en scène. Je comprends que nous produisons du jeu, c’est l’essentiel. Et puis d’autres nous disent : on voyait surtout les personnages, pas les comédiens, vous êtes des amateurs mais des amateurs avec des tripes, qu’est ce que votre personnage est antipathique … j’étais pour l’autre, je suis orthophoniste retraitée et je peux vous dire que vous avez de belles voix.

Bon, j’ai connu pire soirée. Petit bémol, nous ne marquons pas assez de temps de silence comme nous devrions. Je suis sûr qu’une part du texte et de la situation s’évapore, avec les possibilités de jeu associé. Va falloir y remédier.

Bon, nous cherchons de nouvelles opportunités pour présenter ce travail. Avis : nous pouvons jouer en intérieur. Il nous faut un pan de mur avec deux portes et 3 chaises. A bientôt !

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Le porteur d’histoire, d’Alexis Michalik, mise en scène Christelle Pontié, beau travail !

porteur

C’est Christelle Pontié qui m’a fait découvrir Le porteur d’histoire, pièce captivante d’Alexis Michalik, vue en septembre 2015 au Studio des Champs Elysées.

Quand au même moment elle m’a annoncé vouloir monter la pièce avec l’un des trois ateliers amateurs qu’elle anime à Sceaux, je me suis dit, je me suis dit, je me suis dit … je ne me suis rien dit parce que connaissant sa détermination, je pensais bien qu’elle arriverait au bout de son projet.

Christelle Pontié a obtenu à titre exceptionnel l’autorisation de l’auteur. Et après des mois de travail, la première a eu lieu ce samedi. Je suis allé voir mes anciens compagnons de théâtre : Bassam Almoussa, Anne et Vincent Flipo, Bénédicte Nadaud, Béatrice Paillat, Béatrice Robert, et tous les autres.

Beau travail ! Enorme travail ! Ca se tient bien. Christelle a eu l’idée d’ajouter quelques repères visuels pour faciliter la compréhension de la situation. Ca marche. Elle met constamment en abîme le récit, en juxtaposant sur le plateau la narration et la reconstitution, ça marche. Les comédiens et comédiennes se succèdent dans les mêmes rôles, il en faut pour tout le monde, un dress code simple, et ça marche aussi ! Des décors sont projetés sur un écran en fond de scène … elle aurait pu en mettre plus ! … Christelle Pontié met en scène !

Et sur le plateau, comédiens et comédiennes assurent, chacun là où il en est de son art théâtral. Grand plaisir à les voir ou revoir.

Deux autres représentations sont prévues : le dimanche 29 mai à 17h00, et le vendredi 1er juillet à 20h30, à l’Agoreine de Bourg-la-Reine. Allez-y !

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Troupamateur, 2ème lever de rideau, produire du jeu

LR troupamateur 13 AVRIL

2ème lever de rideau monté en un peu plus d’un mois, sur le thème de l’exil. Nous commençons par Ellis Island, nous poursuivons avec des “textes de guerre” actuels, nous revenons au legal desk d’Ellis Island, puis nous nous transportons des décennies plus tard alors qu’un homologue de Robert Bober rencontre à New-York un couple de vieux juifs russes. Pas sûr que les spectateurs aient saisi ces mouvements temporels.

Je suis Jean Duval, qui joue sa vie face à l’officier d’état civil américain, joué par Luc. Je crois que ce Jean Duval là était le meilleur que nous ayons vu et entendu. Je suis Dimitri, qui aide sa femme Olga à retrouver ses souvenirs.  C’est notre quasi-impro qui conclut le spectacle. Bonne complicité avec Valérie. Produire or not produire du jeu, that is the question. A l’issue des trente minutes de spectacle, pas mal de réactions positives.

Il va y avoir un 3ème lever de rideau de la Troupamateur fin mai. Je ne suis pas sûr que mes activités professionnelles me laissent le loisir d’y participer. Et même si c’est toujours sympa de jouer devant un public – mon objectif quand j’ai rejoint la Troupamateur -, ces derniers temps je me suis un peu ennuyé à l’atelier. Mais comme chacun sait, l’ennui est le début du bonheur.

PS : Epilogue le 26 mai, comme je le pressentais, je n’ai pu concilier mon travail et la préparation du 3ème lever de rideau. J’ai donc rendu mon tablier de Troupamateurien fin avril. Au final, et j’en suis désolé, la Troupamateur est pour moi un pari théâtral plutôt perdu.

 

 

Troupamateur, Visite théâtralisée, sous le signe d’Ellis Island

VisiteTroupamateur

En dépit de l’absence quasi-totale de publicité du théâtre La Piscine sur cette visite théâtralisée dont la réalisation est confiée à la Troupamateur, des curieuses et des curieux sont venus, parfois en famille. Un grand merci à eux. Nous les avons entraînés dans le labyrinthe des couloirs en béton, sous le plateau, dans une loge, au foyer des comédiens, à la salle des machines, dans les locaux de l’administration et au “solarium”. L’accès au plateau nous a été refusé. Nous jouons de petites scènes, nous donnons à entendre quelques courts extraits de textes, comme on dit. Au programme Ellis Island vue par Perec, les mouvements de population, les migrants, et un extrait de la plume féroce d’Hilsenrath. Programme bien vu et qui faisait sens en ces temps troublés.

Nous faisons deux visites, la seconde bien meilleure que la première. Je suis le consul général de Fuck America qui répond à Bronski. Je suis aussi Georges Perec qui essaye de définir sa judéité au cours d’une interview imaginaire d’Aujourd’hui Madame. D’un bord à l’autre en quelque sorte.

Je ne regrette pas cet après-midi de jeu, mais je m’interroge sur le rendement de cette activité en terme de plaisir et de retours. Merci à Aline Le Berre pour son engagement et pour la justesse de ses conseils. Merci à la personne du théâtre qui m’a gentiment dit “bravo” à l’issue de la seconde visite. Merci au spectateur qui s’est dit touché par tout ce qu’il avait entendu. Pas de merci à l’équipe des “pros” qui jouaient cet après-midi là et qui n’ont pas le sens de l’hospitalité très développé. (mais peut-être un peu le melon).

Rendez-vous le 13 avril pour le deuxième lever de rideau.

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Troupamateur, premier lever de rideau, Pulvérisé !

Lever de rideau 1

Premier “Lever de rideau” de la Troupamateur 2015/2016 du théâtre Firmin Gémier La piscine, sous la direction d’Aline Le Berre.

Nous sommes 11 à jouer. Parmi les 200 spectateurs du spectacle du soir (Candide), 33 curieux viennent nous voir au Pédiluve.

Aline a fait un collage de textes sur le thème de l’errance. Nous avons une demi-heure. Luc joue une belle scène de Koltès où il boit du whisky parce que sinon on se dessèche. Je termine avec une des scènes de Pulvérisés d’Alexandrea Badéa : la femme qui met les voiles pour aller prendre l’avion pour quelque part. Oui maintenant je prends des rôles de femme.

Je crois que nous nous sommes tous bien débrouillés. L’équipe du théâtre attentive. Beaucoup de travail et de temps quand même pour une poignée de minutes sur scène. Peut-on imaginer allonger notre temps de jeu pour les prochains levers de rideau ? On va voir. Vivement la suite.

Ctrl-X, de Pauline Peyrade, par Patrick Azam, ça m’a plu

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Crtl-X de Pauline Peyrade raconte la nuit d’une jeune femme en pleine tourmente psychologique, aggravée par les médocs et l’alcool. Elle se confronte via son ordinateur et internet au souvenir de Pierre K., un photographe dont elle est amoureuse, et à ses pulsions. Par téléphone et SMS, elle repousse sa soeur qui tente de veiller sur elle, elle butine avec un amant de fraîche date qui vient de quitter son domicile et qui la rappelle, tout à son émoi érotique. Elle est paumée.

Ctrl-X est une pièce radiophonique adaptée pour la scène par Patrick Azam, avec l’atelier “adultes amateurs” qu’il anime au Théâtre des sources . J’en parle parce que j’ai joué dans la pièce. Nous avons joué deux fois, la seconde nous étions bien meilleurs. Petit bilan, essayons.

Qu’est-ce qui m’a plu dans cet exercice choral ?

  • Etre en jeu au plateau pendant près d’une heure, se concentrer pour être à la fois présent, vif et juste.
  • Jouer des éléments ou personnages de pages internet pour lesquels l’intention de jeu c’est en gros “naturel, souriant, convaincu”. Ca a l’air simple mais c’est en fait assez difficile d’y arriver. On recherche d’abord une sorte de “jeu” qui ne sert à rien. Il faut finir par “lâcher prise”.
  • Chanter quelques couplets d’une chanson de l’immense Tom Waits, Dead and lovely. Un grand merci à Azam pour m’avoir donné la possibilité de me frotter au jazz. Un grand merci à Louis Boulloche pour m’avoir aidé à trouver les temps de départ. Il y a quelques semaines je me lançais en ânonnant. Petit à petit et surtout à la fin, des paroles chaleureuses sont venues. De ma famille, de mes camarades, de parfaits inconnus. Ni Dove ni André Manoukian n’étaient dans la salle, il va falloir aller à eux !  😉
  • Travailler avec Patrick Azam. Inventivité. Humour. Carré. Direction d’acteur par touches petites et directes au bon moment. En fallait-il plus ?
  • Mes camarades d’atelier. Des regards bienveillants. L’envie de théâtre. Le désir de produire du jeu.
  • Découvrir que l’on pouvait prendre du plaisir à jouer alors même que pour certains spectateurs, “le spectacle est intéressant, mais l’histoire un peu ennuyeuse”. Il faut donc se méfier du point de vue du comédien.

Dans le théâtre amateur, c’est au moment où l’on communie le plus avec ses camarades que l’on est le plus proche de la séparation. C’est un peu cruel. Ca peut rendre mélancolique. C’est pas mon état d’esprit.

Voilà. Crtl – X avec mes camarades et Azam, ça m’a plu. Théâtre, suite au prochain épisode.

Pour les curieux :

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