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Juste la fin du monde, de Xavier Dolan, puissant et bouleversant

justelafindumonde

Après 12 ans d’absence, Louis, devenu écrivain, revient dans sa famille pour leur dire adieu. Il est malade, s’attend à mourir bientôt, mais eux ils ne le savent pas. Sa famille : sa mère, sa soeur (si jeune quand il est parti qu’elle ne se souvient qu’à peine de lui), son frère aîné et sa femme (qu’il ne connaît pas non plus). Son retour réveille les sentiments, l’amour, les douleurs, les ressentiments. Peut-il leur dire ce pourquoi il est venu ? Peuvent-ils traverser tout ça, mourir ou renaître ?

En sortant du cinéma, je me suis dit que j’avais vu l’oeuvre d’un génie créatif. Avec un parti pris de réalisation au moins aussi fort que celui de Mommy.

En se mettant au plus près de ses personnages, Dolan nous entraîne dans leur regard, dans leur respiration, dans leur rythme, dans leur sincérité absolue. Un seul regard fait basculer le film.

A ce jeu, j’ai trouvé Marion Cotillard sublime ( si je dis que ça m’a surpris, je passe pour un abruti ? ), Nathalie Baye d’une force incroyable, meilleure de film en film, Léa Seydoux bouleversante, Vincent Cassel plus juste tu meurs, Gaspard Ulliel  tout en vibrations ( Meryl Streep sors de ce corps !).

Go for it !

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Jason Bourne, de Paul Greengrass, essorage

Bourne

Le fait d’avoir pris le nom du héros comme titre de ce nouveau film ne me disait rien qui vaille, à moi qui peut voir et revoir sans me lasser les 3 premiers films “dans la peau”. Comme si ce choix impliquait qu’il fallait tenir pour acquis les talents du héros et son indestructibilité.

Et bien, comme redouté, ça ne marche pas aussi bien qu’avant. C’est trop linéaire. Pour ne pas trop ressembler aux situations précédentes ça va plus loin, plus vite, plus fort, c’est plus mortel. On ne respire pas. On ne ressent rien sauf la difficulté à reprendre son souffle entre deux scènes d’action époustouflantes. On ne tremble jamais pour le héros même quand sa vie ne tient qu’à un fil.

Voilà. Il manque quelque chose à ce film. De la fragilité ? Du silence ? De la sincérité ? Je ne sais pas. On peut voir ou ne pas voir.

PS : Adieu Nicky, je t’aimais bien.

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