Archives par étiquette : Ving Rhames

Mission impossible : Fall out, de Christopher McQuarrie, parlotte

Ethan Hunt résout à nouveau de graves problèmes.

Au bout de combien de temps ce film m’a-t-il envoyé un signal négatif ?

Au bout de deux minutes. Ethan Hunt reçoit une nouvelle mission. De la parlotte à n’en plus finir. Ca se prend au sérieux. C’est mal parti, toutes ces paroles en lieu et place de scènes d’actions et de caractérisation convaincantes. De la parlotte, le film en est bourré. Pour faire avancer les choses, les débloquer, quand on n’a pas d’autres idées. Et on vous répète deux fois les mêmes choses pour être sûr que vous avez bien compris. Première déception.

Deuxième déception. Dans l’opus précédent, les auteurs avaient mis un soupçon d’autodérision présent dès le début. Ca donnait la note, c’était marrant. Là, même ingrédient, mais qui arrive à partir de la moitié du film. Trop tard. La mayonnaise ne prend pas, il me semble.

Troisième déception. Plus de 10 minutes de poursuite en voiture dans Paris. Un peu sans queue ni tête.  Pas aussi bien filmé que la poursuite de La mémoire dans la peau.

Quatrième déception. A force de vouloir faire compliqué, on ne comprend plus rien. Qui est qui ? Qui fait quoi ? Qui double qui ? Qui descend qui ? Il y a des moments où être bon public, voire très bon public, ne suffit plus.

Un espoir. Il y a deux personnages forts que l’on retrouve : Ilsa Faust (espionne sur le fil du rasoir) et Solomon Lane (super méchant à message). Espérons que les scénaristes du prochain épisode sauront mieux les mettre en valeur. Prions pour que ce prochain épisode soit plus inspiré et inspirant.

Rogue Nation, de Christopher McQuarrie, contrepied

MISSION-IMPOSSIBLE-ROGUE-NATION-Affiche-USA-4

Au bout de 10 secondes, Rogue Nation nous prend à contrepied, nous fait comprendre en une image que ce nouvel opus de Mission Impossible n’est pas comme les précédents. Effectivement, on va rire et en rire, tout en savourant le mélange d’action spectaculaire et de faux-semblants imbriqués au besoin qui est la marque de fabrique de la maison IMF. A la limite de la parodie par instant. Difficile d’en dire plus sans risquer de gâter le plaisir d’un futur spectateur.

Tous les comédiens très bons. Renner roublard. Cruise dont l’Ethan est délicieusement à la peine. Baldwin qui à force va vraiment finir directeur de la CIA. Et Rebecca Fergusson qui s’impose par son style, son charme, sa fragilité et sa brutalité explosive. A voir.