Archives par étiquette : Virginie Efira

Victoria, de Justine Triet, en surface

victoria

Victoria est avocate. Elle a deux filles. Très occupée. Vie sexuelle via des sites de rencontres. Elle cède à l’insistance d’un ami qui lui demande de le défendre : il est accusé d’avoir porté un coup de couteau à sa compagne lors d’un mariage. Dans le même temps, pour remplacer son baby sitter démissionnaire, elle accepte les services, gratuits, d’un jeune et sympathique ancien client qui veut devenir juriste, tournant le dos à son passé de dealer. On sait que la situation va tourner au vinaigre, c’est l’introduction du film, mais quoi, comment, pourquoi … ça va nous être raconté.

Victoria ça démarre comme une comédie. Au début, je me suis délecté de l’enchaînement des malheurs de l’héroïne. Mais petit à petit, j’ai perdu pied. Je me suis surpris avec du temps de cerveau disponible pour m’interroger sur la nature du film. Comédie psychologique ? Comédie sentimentale ? Chronique de nos années bobos, modernes et égocentriques ? Je ne sais toujours pas et mon enthousiasme du début est peu à peu retombé, en dépit de l’engagement de Virginie Efira, du charme de Vincent Lacoste dont il me semble bien qu’il a un potentiel vénéneux en tant qu’acteur, et de quelques situations très drôles.

On peut ne pas voir comme on dit dans le Canard.

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Elle, de Paul Verhoeven, antipathies

Elle

Michèle dirige avec une amie un éditeur de jeux vidéos, société qu’elles ont reprise ensemble. Un jour, un homme la viole chez elle. Elle n’en parle pas à la police; mais lors d’un dîner à son ex-mari, à son associée et à son mari qui est aussi son amant. Bientôt le violeur se manifeste à nouveau alors qu’il semble bien qu’il pourrait faire partie du personnel de l’entreprise. Que va faire Michèle ? Ses voisins pourront-ils l’aider ?

Le sujet du film, c’est le contrôle et la manipulation. Tous les personnages sont globalement antipathiques. Rien ne compte sauf leur jouissance. Rien ne compte sauf le contrôle d’eux-mêmes et des autres, qu’il faut bien manipuler pour que durent la jouissance et le contrôle. Indifférence, mensonge, bêtise, égoïsme, rideaux de fumée à chaque instant. Et les pires dans le genre ne sont pas ceux ou celles qu’on croit.

Comment une telle galerie de personnages détestables peut-elle faire un film intéressant ? Et bien, même après quelques jours de réflexion, je ne saurais l’écrire. Je suppose que c’est du au talent du réalisateur et à la maîtrise d’Isabelle Huppert. A réfléchir.

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