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Café Society, de Woody Allen, il est partout

CaféSociety

Dans les années 30, le jeune Bobby quitte New-York et sa famille pour Hollywood où travaille son oncle, Phil, un imprésario des plus influents, lequel l’accueille à contrecœur, et le confie aux bons soins d’une de ses assistantes, la très jolie Vonnie. Bobby tombe amoureux de Vonnie. Laquelle a un petit ami, dénommé Doug dit-elle. La suite, je vous la laisse découvrir.

Actrices et acteurs à croquer, dialogues brillants, humour cinglant et unique, mais j’ai quand même quelques problèmes avec ce film.

Le premier, c’est que j’ai l’impression de voir et d’entendre Woody Allen dans la bouche de tous les personnages, à un moment ou à un autre. Ils sont tous brillants, drôles, rapides, … mais existent-ils vraiment ? Se donner la faculté de rentrer dans son film à tout moment, en prenant possession d’un personnage le temps d’une réplique, c’est chouette pour Woody,  mais un peu déstabilisant pour moi spectateur. J’ai mis une bonne heure à accepter la situation.

Le deuxième, c’est que j’ai très souvent l’impression que le réalisateur n’est pas toujours très inspiré pour réaliser. Voir par exemple le premier plan du film. On dirait que ce n’est pas vraiment son problème. Je ne sais pas ce qu’il aurait du faire, mais je ressens parfois de l’inconfort devant ce que je perçois comme une certaine platitude. Un peu de Cameron dans l’Allen, ce serait le pied.

Le troisième, c’est le manque d’émotion que ça me procure, ce sujet éternel de la fidélité aux amours de jeunesse. J’ai le souvenir que Splendor on the grass m’avait fait beaucoup plus d’effet.

Bon, c’est chouette quand même !

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L’homme irrationnel, de Woody Allen, laborieux

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L’homme irrationnel fait un récit rétrospectif à deux voix, celles de Jill et d’Abe. Abe, professeur de philosophie, arrive dans une université américaine du Connecticut. Brillant et coureur de jupons, sa réputation le précède. Il est en fait semi-alcoolique, dépressif et légèrement bedonnant, en panne d’inspiration, de libido, de désir de vivre. Son état émeut une étudiante – Jill -, et une de ses collègues – Rita -. Elles s’amourachent de lui. Un jour, Abe est amené à former un projet criminel qui lui paraît moralement juste. Ce projet lui redonne goût à la vie. Et si vous voulez connaître la suite, il faut lire des critiques ou aller voir le film.

Pourquoi me suis-je autant ennuyé ?

+ c’est un film de parlotte à 99%. Tout avance par la parole. C’est purement intellectuel. Un genre de roman photos filmé. Au moins dans les Tarantino, entre deux parlottes, on a du sadisme et/ou de l’action. Ca réveille.

+ la mise en scène (on a le droit de dire un mot de travers sur la mise en scène d’un maître du cinéma quand on est un moustique ?) des parlottes finit par sembler fastidieuse (quand on s’ennuie, on regarde les coutures), avec les comédiens qui viennent obligeamment se placer là où il faut pour que le mouvement de caméra soit chouette et le cadre bien composé. Y’a pas à dire d’ailleurs, les comédiens sont tous très bons. Une scène est à la limite du ridicule : Jill et son petit copain discutent dans la bibliothèque, et tour à tour prennent et remettent des livres dans les rayonnages, en les regardant à peine, tout ça pour rendre leur conversation un peu moins statique. Enfin, le moustique imagine que c’est pour ça.

+ l’histoire reste très sage, sans folie, sans dérapage. Un peu tiède à mon goût.

Bon, dans l’assemblée que nous étions, mon sentiment était assez (tout à fait) minoritaire. Je suis un genre de lanceur d’alerte !

 

 

Apprenti Gigolo, de John Turturro, charmant et mince

Gigolo

Tu aimes John Turturro ? Tu es curieux de le voir à l’oeuvre derrière la caméra ? Tu aimes Woody Allen ? Tu adores Sharon Stone ? Tu trouves comme moi qu’elle est l’une des plus belles femmes du monde ? Tu kiffes New-York ? Alors, peut-être, trouveras-tu Apprenti Gigolo très très charmant, et aussi peut-être un peu mince, mais je ne saurais pas dire d’où.

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