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Le brio, d’Yvan Attal, pas tant que ça

Premier cours de sa première année à Assas pour Neïla Salah. Elle arrive 5 minutes en retard. Le prof, Pierre Mazars, l’humilie devant l’amphi et ses centaines d’étudiants. Mais ses propos, provocateurs, limites, finissent en ligne. Scandale. Le président d’Assas, ami de Mazars, a une idée. Que Mazars coache Neïla pour le concours annuel d’éloquence, et le conseil de discipline qui le convoque s’en trouvera amadoué. Mais que va-t-il se passer ?

Ce que j’ai aimé :

  • Les deux personnages, leur affrontement.
  • Le naturel de Camélia Jordana. Le cynisme de Mazars (Daniel Auteuil).
  • Les vannes et les provocations de Mazars.
  • Les réparties de Neïla.
  • La famille et les amis de Neïla.
  • D’en apprendre un petit peu sur les stratagèmes de l’éloquence.
  • La dénonciation d’une forme de victimisation.

Ce que j’ai moins aimé :

  • La superficialité de l’ensemble. Ca pourrait aller beaucoup plus loin il me semble. J’ai eu sans arrêt l’impression que le film ouvrait des portes, les laissait ouvertes, restait  à leur seuil, sans explorer, sans aller plus avant, avec beaucoup d’implicite du genre “vous comprenez ce qu’on veut vous dire, hein ?”. Moi, j’aime bien quand ça va au bout des choses. Chacun sa cuisine.
  • L’ellipse sur les progrès de Neïla.
  • Le démarrage foudroyant de l’histoire, un peu capillotracté, qui atténue le conflit intérieur de Mazars. C’est l’acte un le plus rapide que j’ai jamais vu.
  • Les dernières scènes qui laissent penser que les auteurs ne savaient pas très bien en fait où ils voulaient nous emmener avec leur film et ce qu’ils avaient à nous dire sur la transmission, les immigrés, la culture, les banlieues, la bêtise du monde, etc.

Dommage. On serait passé de bon à très bon, voire captivant ! On peut voir. Ou pas.

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