The get down part II, de Baz Luhrmann, touchant

Bronx, 1978, suite et fin des aventures de Mylene et d’Ezekiel des Get down brothers.

J’avais regardé il y a quelques mois le début de la deuxième saison, à savoir un épisode et demi. J’avais raccroché, avec l’impression que ça tirait un peu à la ligne, et je ne voulais pas gâcher le plaisir de la première saison. Je m’y suis remis ce samedi, 5 épisodes d’affilée.

Pour tous les personnages, la saison 2 répond à une seule question : deviendront-ils eux-mêmes ? Se révèleront-ils à eux-mêmes ? Ou retomberont-ils au fond du panier ? Et sera le prix à payer, car on n’a rien sans rien ? Les uns après les autres, les unes après les autres, de Shao à Papa Fuerte, ils, elles y passent. Ils gagnent, ils perdent.

Finalement, cette interruption a eu du bon, car cette saison 2 ce n’était plus tout à fait la même histoire ce que je n’avais pas bien perçu.  Même le tissu cinématographique, fait d’images d’archives, a changé. Cette fois-ci il s’agit plus de faire la continuité entre les scènes, grâce à un savant travail de montage et d’étalonnage, que de nous parler du New-York, du  Bronx de ces années 70. The Get Down part II raconte le succès comme un sacrifice, qui advient lorsque vous vous êtes dépouillé de tout, quand vous êtes prêt à passer de l’autre côté. Enfin, il n’y a pas de chanson aussi marquante que le Set me free de la première saison, sauf peut-être la ballade finale, et le rôle toujours décisif de Jackie.

A la toute fin, la série nous dit que Rapper’s delight sortait quelques mois plus tard, chanson qui devait populariser le hip hop.

The get down, c’est la série avec laquelle Netflix m’a harponné. Depuis ils n’ont pas chômé. En France, combien de temps reste-t-il à la création télévisuelle et cinématographique pour se réveiller et passer au karcher ses modes de fonctionnement, de financement, de décision, de production, de diffusion ? Hélas, tout porte à croire que ce ne sera fait que trop tard, un peu comme les tribus de l’Île de Pâques. Too bad.

Faut d’abord regarder la saison une, of course.

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