Tout l’argent du monde, de Ridley Scott, plat

Paul Getty, le petit-fils du richissime fondateur de la Getty Oil, est enlevé à Rome. Le grand-père, par avarice et tactique de négociation, refuse de payer la rançon demandée. Il envoie son chef de la sécurité auprès de la mère de Paul pour suivre la situation et les négociations avec les ravisseurs.

Tu vois un film super bien joué, super bien filmé, et où rien n’est trop beau, trop grand ou trop bien reconstitué pour t’en donner pour le prix de ta place. Et pourtant tu t’ennuies un peu. Pourquoi ?

A mon avis parce que les auteurs se sont trompés d’histoire et de héros. La vraie histoire, celle qui pointe sans arrêt le bout de son nez, et qui chaque fois a réveillé mon attention, c’est celle de Cinquanta, le ravisseur qui a une conscience. Joué par un Romain Duris qui prend beaucoup de lumière avec ce personnage sombre, tourmenté, courageux, humain, qui prend des risques. Mais peut-être, dans cette reconstitution, est-il un personnage purement fictif ? Faudrait interroger les auteurs à ce sujet, une fois les tiroirs caisses de Sony refermés. On peut ne pas voir, on ne s’en portera pas plus mal.

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmailby feather

Laisser un commentaire