Trois souvenirs de ma jeunesse, d’Arnaud Desplechin, entêtant

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Je fouille ma mémoire, mais je ne crois pas avoir lu ou vu de récit où la force de l’amour chez des adolescents ou des jeunes adultes est aussi bien rendu que dans le film d’Arnaud Desplechin, Trois souvenirs de ma jeunesse.  C’est un amour qui est fort et ouvert. C’est un amour qui s’invente, qui tâtonne, tout en étant incroyablement solide. Et c’est un amour qui par son empreinte perdure, même quand il ne se vit plus.

Grande justesse de toutes et tous ( j’adore le cousin, Théo Fernandez ). Enorme charme des deux jeunes comédiens (Quentin Dolmaire, Lou Roy Lecollinet), et surtout du personnage de Paul, qui dit les choses comme il les vit, comme un intellectuel capable instantanément de prendre du recul sur toutes choses. Le spectateur n’est jamais en retard, Desplechin ne lui lâche jamais la main, c’est un régal, merci. Vision crépusculaire des parents, dépassés, déphasés, perdus.

Le film se termine sur un règlement de compte mené par Paul adulte (Mathieu Almaric) ce qui, ajouté aux adresses face caméra d’Esther, laisse penser que pour ce film Desplechin est allé puiser à des sources aussi personnelles que profondes. Film entêtant, et aussi brûlant. A voir. A voir. A voir.

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